| Bonjour, Et d'abord félicitations pour votre site, que je consulte régulièrement. J'ai un 1150 RT depuis 15 jours et 4000 kms au compteur. Une petite remarque concernant les réglages d'Eddy. Je ne suis pas franchement convaincu qu'il faille ramener la poignée de frein au plus près (réglage molette). Le freinage "résiduel" se traduit en effet par une course plus longue. Après test, j'ai préféré revenir à la position 4. Une remarque aussi sur la livraison : l'ayant commandé en décembre, j'ai eu la chance de l'avoir début avril. Ceci dit, avec deux petits problèmes : un éclat de peinture sur le flanc droit (BM va le changer en garantie) et curieusement une ampoule feu de route H3 de 21 W !!! Dans la notice, il est question de H1, mais il s'agit bien d'une H3... de 21 W. A vérifier sur vos motos, parce que franchement, ça n'éclairait pas terrible... Mes remarques personnelles sur la moto, si celà vous intéresse : Je passe sur le look et ce qu'on peut trouver dans la presse par ailleurs. - Le moteur et la boîte Avec ses 5 cv supplémentaires et un couple supérieur, disponible sur une étendue plus large (grosso modo de 3500 à 6500, les sensations sont nettement plus sympas que sur le modèle précédent. La boîte 6 resserre les rapports et du coup, les reprises n'ont rien à voir avec celles du modèle précédent. Là où en 5ème, on devait se contenter d'attendre que ça veuille bien venir, on dispose maintenant d'une vraie reprise et d'une allonge nettement supérieure. Testé ce we sur la route viroleuse de la côte au Nord de Royan. La boite est encore un peu lente mais bon, c'est une GT, pas une sportive. Auparavant je cherchais sans arrêt la sixième. Sur autoroute j'avais l'impression que le moulin tournait trop vite. Avec la boîte 6, c'est royal. Par contre je suis surpris au rétrogradage de toujours me trouver une vitesse au-dessus. Question d'habitude sans doute. . Relancer en sortie de virage en cinquième ne pose aucun problème. Ca pousse ! En sixième, pfiou, y'a plus grand chose. Mais c'est pas fait pour ça. Bref, y'a un moteur. Suffit de savoir s'en servir. En ville c'est carrément royal. Un vrai char d'assaut !. A 2000 tours, quel que soit le rapport, ça s'ébranle sans frémir. Massey Ferguson ne peut pas faire mieux. ;-) Le passage des vitesses n'a plus rien à voir avec la précédente. Du beurre, enfin pour quelqu'un qui a connu la précédente boîte, je trouve que c'est du beurre. Quelques klonks, mais discrets, histoire de ne pas oublier qu'on est quand même sur une BM. ;-) Le levier d'embrayage (embrayage désormais hydraulique) est un peu dur mais bon, rien à voir avec ce qui a été dit dans la presse. Y trouvent tout dur dans la presse : la boîte, le cardan, l'embrayage, les freins. Faudrait apprendre aux journalistes qu'on n'aborde pas une grosse GT comme une sportive. Mais bon, c'est un autre débat. Un mot sur la transmission : rien à signaler du côté cardan. Personnellement, je ne l'ai jamais trouvé bien brutal. Bon OK, y'a un p'tit klonkounet de temps en temps mais rien de méchant. - Les fameux freins. Quand on passe de l'ABS2 à l'ABS-Integral, mieux vaut être prévenu. Ce système de type automobile est composé d'une véritable assistance au freinage doublée d'un répartiteur avant / arrière. Et si on ajoute que les disque passent à 32 cm de diamètre, on aura compris qu'on dispose d'une arme à freiner impressionnante et digne des meilleures sportives, ou en tous cas comparable en efficacité. Grosso modo, freiner de l'AV revient à freiner aussi de l'AR et lycée de Versailles, mais ama, selon une répartition savante qui semble tenir compte des transferts de masse au moment du freinage, le tout étant géré par un boîtier électronique. A priori, mais je n'ai pas testé, l'ABS de son côté, déclencherait plus vite et avec moins de brutalité à l'arrière que dans le précédent. Avec un tel répartiteur et une telle puissance, quid des freinages un peu particuliers, par exemple en courbe quand la moto est sur l'angle ? Avec le frein AR, la moto ne bouge pas d'un poil. Avec l'avant, par contre, elle a tendance à se relever. Normal. Sauf que ça veut dire que le répartiteur n'agit pas exactement de la même manière dans les deux cas. C'est bien. Et là aussi les journalistes n'ont pas été capables de faire le distinguo et d'expliquer ça. Quid des freinages en ville à l'occasion de manoeuvres un peu serrées ? C'est vrai qu'il faut savoir avec quoi on joue mais quand on sait, on s'habitue assez vite. Faut oublier le coup de jarret rageur et se la jouer pédale douce. C'est juste une question d'habitude. Toutes proportions gardées, on se trouve dans la situation de l'automobiliste qui disposant d'un freinage assisté et puissant se mettrait à freiner avec le pied gauche. En général, c'est le pare-brise assuré. Là, c'est pareil. Faut oublier les anciens réflexes et doser son freinage en ayant le pied beaucoup plus léger. Au départ, mieux vaut utiliser la poignée car la main a davantage de sensibilité mais avec la pédale, ça vient vite aussi. Quand j'ai déposé la bête à la révision des 1000, le conce m'a prêté un 650 GS. Au premier rond point, j'ai bien cru que je n'allais pas m'arrêter. Preuve que les habitudes se prennent très vite. Et là, après 3400 bornes, c'est bon. Sur route, en freinage d'urgence, c'est vraiment le top du top. Mais faut pas oublier de bloquer les bras. ;-)))) Important : à l'arrêt, je veux dire contact coupé, on ne dispose plus que d'un freinage " résiduel " vraiment... résiduel. La poignée s'enfonce davantage et il faut exercer une pression d'enfer pour obtenir un freinage à peine correct. Ca veut donc dire que les manoeuvres sur terrains en pente doivent se faire contact mis. Un mot sur le bruit de la pompe hydraulique. A l'arrêt, sans casque, dans le garage, OK on l'entend et ça pourrait agacer, mais en ville, arrêté à un feu, avec le casque dans le bruit de la circulation, on ne l'entend déjà presque plus. A propos de contact, à noter que la latérale ne coupe plus le moteur. Le passage d'une vitesse, évidemment oui. Mais bon, quand on s'arrête, la meilleure manière de faire c'est un p'tit clic-clac au coupe circuit pour terminer sa manoeuvre en toute sécurité. Bref, je trouve ce système de freinage plutôt rassurant et tout à fait dosable. Néanmoins, il faut réapprendre un certain nombre de choses, par exemple négocier les demi tours à l'embrayage ou alors y'aller tout doux sur la pédale. En conclusion, le 1150 apporte vraiment un plus par rapport au 11. Esthétique, joueuse sur petites routes, sécure au niveau freinage, protectrice. - La maniabilité La roue arrière passe de 18 à 17 pouces et le pneu (mac, BT020 ou MEZ4 en monte d'origine) prend de la largeur (170 au lieu de 160) si bien que la première impression en abordant les premiers ronds points puis les virolos du lot où j'ai rôdé la moto, c'est que la mise sur l'angle est plus naturelle. De la même manière, alors qu'il fallait "pousser" la 11RTpour la redresser dans les ronds-points, celle-là se redresse sans effort. Bref, elle se laisse plus volontiers manier au " corps " alors que l'ancienne exigeait qu'on la pilote davantage au guidon. M'enfin, la RT a toujours été réputée pour être une des plus maniables des grosses GT. Cordialement -- Pierre Scherrer |